Plus de 39 nouvelles espèces d'habitants des abysses : ce que cache la zone de Clarion-Clipperton

Édité par : Svitlana Velhush

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Dans l'un des coins les plus méconnus de la planète — la zone de Clarion-Clipperton dans le centre de l'océan Pacifique — les chercheurs ont découvert plus de 39 espèces potentiellement nouvelles de créatures des grands fonds. L'expédition du Muséum d'histoire naturelle de Londres, à l'aide d'un engin télécommandé, a remonté des profondeurs de plus de 4000 mètres 55 échantillons, parmi lesquels 48 se sont révélés être des espèces différentes, et seuls neuf d'entre eux étaient déjà connus de la science.

Cette vaste région, s'étendant entre Hawaï et le Mexique, attire l'attention non seulement des biologistes, mais aussi des entreprises prévoyant l'extraction de nodules polymétalliques. C'est précisément pour évaluer la biodiversité avant une éventuelle exploitation industrielle que l'étude a été menée. Parmi les découvertes figurent des « concombres de mer en caoutchouc » (holothuries), des étoiles de mer fragiles, des oursins épineux et d'autres habitants de l'abysse, dont beaucoup n'avaient été vus auparavant que sur des photographies du fond marin.

L'auteure principale de l'étude, Guadalupe Bribiesca-Contreras, a souligné qu'elle ne s'attendait pas à une telle richesse de formes de vie. « Je ne m'attendais certainement pas à trouver autant d'animaux », a-t-elle déclaré. Selon elle, de nombreuses espèces restent à décrire entièrement, et sans échantillons physiques ni données ADN, l'identification précise demeure une tâche difficile.

La zone de Clarion-Clipperton reste l'une des moins explorées de la Terre. Les plaines abyssales et les monts sous-marins y abritent des écosystèmes où la vie existe dans l'obscurité totale, à basse température et avec un apport minimal de nutriments. Ces découvertes soulignent à quel point nous connaissons peu les mécanismes qui soutiennent la biodiversité dans des conditions aussi extrêmes.

Chaque nouvelle espèce n'est pas seulement une sensation scientifique, mais un rappel de la fragilité des liens dans l'océan. Les holothuries et autres invertébrés jouent un rôle important dans le recyclage de la matière organique au fond, influençant le cycle du carbone et la stabilité de tout l'écosystème. Leur disparition ou la perturbation de leur habitat pourrait avoir des conséquences de grande portée, difficiles à prévoir à l'avance.

De telles découvertes montrent que même à l'ère des satellites et des robots sous-marins, la nature continue de surprendre, et l'étude des communautés des grands fonds doit se poursuivre avant le début de projets d'extraction minière à grande échelle.

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Sources

  • شاهد.. اكتشاف أكثر من 39 نوعا جديدا من الكائنات البحرية

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