Les États-Unis ont de nouveau prouvé qu'au golf, la profondeur de l'effectif décide de tout

Édité par : Svitlana Velhush

Au Medinah Country Club, où l'Europe avait réalisé un « miracle » en Ryder Cup il y a 14 ans, les Américains ont accompli le leur dimanche. Menés 7,5–10,5 avant le dernier jour, ils ont remporté 9,5 points sur 12 en simples et se sont imposés 17–13. Une onzième victoire consécutive en Presidents Cup n'apparaît plus comme un hasard, mais comme une loi.

L'équipe internationale dirigée par Mike Weir a livré une semaine presque parfaite dans les formats en équipe. Elle a remporté les cinq foursomes du vendredi et a conservé l'avantage jusqu'au samedi. Les Canadiens Corey Conners et Nick Taylor ont même battu Scottie Scheffler et Sam Burns. On pouvait croire qu'était enfin venu le moment où le « reste du monde » briserait l'hégémonie américaine.

Mais dimanche, tout a changé. Huit des onze meilleurs joueurs du monde composant l'équipe des États-Unis sont entrés en simples et n'ont tout simplement laissé aucune chance. Cameron Young, Justin Thomas, Scheffler, Collin Morikawa, Patrick Cantlay, Xander Schauffele et surtout le novice de 21 ans Jackson Koivun ont renversé le cours des matchs sur le retour. Koivun, revenu de deux points de retard contre Si Woo Kim, est devenu le symbole de cette équipe — jeune, intrépide et invaincu durant toute la semaine.

La veille, le capitaine Brandt Snedeker avait rappelé aux joueurs l'histoire de Medinah. « Des choses étranges se produisent ici », avait-il dit. Et l'étrange s'est bel et bien produit : les Américains ont dominé les matchs individuels, où la profondeur de l'effectif et la solidité psychologique comptent plus que la cohésion collective. L'équipe internationale, composée de joueurs de pays et de continents différents, n'a pas su préserver son momentum.

Jacob Bridgeman a mis le point final en rentrant un putt pour le par de quatre pieds sur le 18e trou face à Min Woo Lee. 17–13 — et un nouveau trophée pour les États-Unis. Le président Donald Trump, présent au départ, a été témoin d'un scénario désormais familier.

Cette victoire repose à nouveau la question de l'avenir du tournoi. Tant que les États-Unis disposeront d'une telle concentration de joueurs d'élite et que les simples resteront le format décisif, les Internationals se battront pour la deuxième place. Pour modifier l'équilibre, il faudra soit changer radicalement le format, soit attendre que la prochaine génération venue d'Asie et d'Australie finisse par s'élever au niveau de la machine américaine.

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Sources

  • Americans rally in singles to win Presidents Cup for 11th straight time

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