Forêts sous-marines et animaux rares : la Nouvelle-Zélande crée cinq réserves marines

Édité par : Svitlana Velhush

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Cinq nouvelles réserves marines ont vu le jour au large de la côte sud-est de l'Île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Elles sont entrées officiellement en vigueur le 1er juillet 2026 et couvrent un total de 308 kilomètres carrés d'eaux côtières dans la région d'Otago. Cela représente environ 4 % de toute la superficie marine côtière de la région.

Le nouveau réseau a été nommé Te Au Roa o Te Rakihouia. Il a été choisi conjointement par le Département de la Conservation de la Nouvelle-Zélande et les représentants du peuple autochtone maori, les Kāi Tahu. Ces réserves marquent la première expansion majeure des zones marines entièrement protégées le long de la côte continentale du pays depuis plus de dix ans.

Plusieurs écosystèmes marins uniques se retrouvent ainsi sous protection : forêts de kelp géant, récifs rocheux, étendues de sable sous-marin, canyons sous-marins et fragiles communautés de coraux d'eau profonde. Ces endroits servent d'abri, de zone d'alimentation et d'espace de reproduction pour de nombreux animaux marins.

Les nouvelles réserves sont particulièrement importantes pour les manchots aux yeux jaunes, les otaries de Nouvelle-Zélande, les dauphins de Hector et les albatros. Ces animaux utilisent les eaux au large de la côte d'Otago pour chercher de la nourriture, se reposer et élever leur progéniture. Désormais, une partie importante de leur habitat bénéficie du statut de conservation le plus strict.

Les réserves marines en Nouvelle-Zélande fonctionnent selon le principe « on peut regarder, on ne peut pas prendre ». La baignade, la plongée sous-marine, le snorkeling et les promenades en bateau y sont autorisés, mais il est interdit de pêcher, de collecter des mollusques, d'endommager les algues ou de perturber l'environnement naturel de quelque manière que ce soit. Essentiellement, ce sont de véritables parcs nationaux, mais sous l'eau.

La création de ces réserves est particulièrement cruciale pour les forêts de kelp géant. Les massifs sous-marins fournissent nourriture et abri aux poissons, crustacés, mollusques et jeunes animaux marins. Ils atténuent également l'impact des vagues et contribuent à maintenir la stabilité de l'écosystème côtier.

Les autorités espèrent que l'absence de pêche permettra à la vie marine de se rétablir progressivement. Dans les zones protégées, les animaux pourront se reproduire librement, et les scientifiques pourront observer comment les écosystèmes évoluent sans intervention humaine constante.

Les nouvelles réserves ont augmenté de près de 50 % la superficie des zones marines entièrement protégées le long de la côte continentale de la Nouvelle-Zélande. Pour un pays réputé pour sa nature exceptionnelle, il s'agit de l'une des plus grandes réussites de conservation de ces dernières années.

Cette histoire nous rappelle que la préservation de l'océan commence par la création d'espaces où la vie marine peut exister selon ses propres lois. Désormais, les coraux, les forêts sous-marines, les dauphins, les otaries et les manchots disposent d'un espace considérablement plus grand.

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Sources

  • Deep South’s mega marine life gets historic new protections

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