Dans les townships d'Afrique du Sud, des millions de personnes possèdent des maisons avec des chambres vides. Pourtant, les touristes continuent de payer cher pour une expérience « authentique » dans des quartiers plus aisés. C'est cette incohérence flagrante qu'a remarquée l'entrepreneur Nick Chali.
L'idée est venue à Chali lorsqu'il a lui-même séjourné dans une chambre libre chez sa tante à Mamelodi.
Il s'est dit : si ces chambres existent déjà, pourquoi ne pas aider leurs propriétaires à en tirer des revenus ?
C'est alors qu'est née l'idée de la plateforme Backroom Bookings. Ce n'est pas un simple équivalent d'Airbnb pour les quartiers défavorisés. Le service est spécialement conçu pour la réalité des townships : les hôtes enregistrent des chambres libres, des petits cottages ou des espaces d'accueil sans aucun prépaiement. La plateforme ne gagne que sur la commission des réservations effectives.
Les propriétaires peuvent ajouter gratuitement sur le site une chambre libre, un petit cottage ou un espace d'accueil. La plateforme ne perçoit une commission que lorsqu'une réservation réelle a lieu.
Le projet est actuellement testé dans la province du Gauteng. Dans un premier temps, Chali veut connecter environ 150 logements à Soweto, Tembisa et Mamelodi.
Selon ses calculs, une chambre libre peut rapporter à son propriétaire environ 4 000–5 000 rands par mois.
Pour de nombreuses familles, c'est une somme considérable. Elle peut servir à financer l'éducation des enfants, la rénovation de la maison ou le développement d'une petite entreprise.
Et les gens n'ont pas besoin de contracter un crédit ni de construire quoi que ce soit à partir de zéro.
Ce qu'ils possèdent déjà commence à générer des revenus.
Chali veut que ces chambres ne soient pas perçues comme un logement bon marché pour les touristes, mais comme la possibilité d'obtenir une véritable expérience locale.
Les visiteurs pourront séjourner dans un quartier ordinaire, découvrir la culture, la cuisine et les habitants locaux.
Pour que le service ait fière allure, les annonces seront vérifiées, et les propriétaires des chambres sont aidés à améliorer leurs intérieurs. Des designers issus des communautés locales elles-mêmes sont d'ailleurs mobilisés pour cela.
À l'avenir, Chali veut étendre la plateforme à plus de 500 townships et connecter environ 12 500 logements.
A stay at his aunt’s backroom in Mamelodi gave entrepreneur Nick Chali an idea that could help township homeowners earn money from unused rooms. ebx.sh/8Be1I6
Pour l'instant, le projet ne fait que démarrer et les réservations de masse n'existent pas encore. L'équipe commence par rassembler un nombre suffisant de bonnes options de logement.
Mais l'idée elle-même est très simple et pratique :
parfois, une nouvelle source de revenus n'a pas besoin d'être construite à partir de zéro — il suffit de regarder la chambre vide de sa propre maison.
Ce qui n'était auparavant tout simplement pas utilisé peut se transformer en une petite entreprise familiale.
Je peux aussi en faire une version plus courte et plus journalistique — avec une accroche percutante.

