Le Pakistan et les autres puissances du Moyen-Orient : la diplomatie à l'ère de l'instabilité

Édité par : Aleksandr Lytviak

🚨🇵🇰🇮🇳Pakistan, a diplomatic outcast just a year ago, has become a trusted mediator between the US and Iran to end the Middle East war — thanks to Army chief Field Marshal Asim Munir and PM Shehbaz Sharif. This shift has left India sidelined and angry, with PM Modi struggling to

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Dans la nuit du 7 au 8 avril, alors que la date limite de l'ultimatum du président américain Donald Trump était sur le point d'expirer, un maréchal pakistanais a accompli ce qui semblait impossible. Asim Munir, commandant des forces de défense du Pakistan, a passé toute la nuit au téléphone, convainquant les deux camps – Washington et Téhéran – de reculer du bord du précipice. Des heures de négociations, une maîtrise diplomatique personnelle et l'influence stratégique d'Islamabad ont conduit à la première trêve entre les États-Unis et l'Iran après des semaines d'affrontement tendu.

Le résultat fut impressionnant : le 8 avril, les deux parties ont annoncé un cessez-le-feu de deux semaines. Washington et Téhéran ont presque immédiatement remercié Munir et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Quelques jours plus tard, de hauts représentants américains – le envoyé spécial Steve Witskoff et d'autres conseillers proches du président – se sont rendus à Islamabad pour des négociations directes avec la direction iranienne. Il s'agissait des plus hauts contacts directs entre les deux pays depuis la rupture des relations diplomatiques en 1979.

À première vue, le rôle du Pakistan semble paradoxal. Selon toutes les mesures traditionnelles d'influence géopolitique – statut de grande puissance, poids économique, modèle de gouvernance libéral – le Pakistan ne correspond pas. Pourtant, c'est lui qui a fait ce que ni la Chine avec son expérience diplomatique, ni la France, ni l'Allemagne, ni même l'Inde ou le Royaume-Uni n'ont réussi à faire. Le Pakistan s'est avéré être le médiateur idéal là où les acteurs mondiaux traditionnels étaient entravés par leurs propres alliances et contradictions.

Ce succès reflète un changement plus profond et inquiétant dans la politique mondiale. Dans un contexte de rivalité multipolaire, où les anciennes institutions perdent de leur influence, des États non conventionnels – Pakistan, Qatar, Turquie et autres – commencent à combler le vide croissant. Ils agissent là où l'ONU et les structures internationales traditionnelles ne peuvent ou ne veulent pas agir. Ils établissent la confiance entre adversaires, ouvrent des canaux secrets, créent un espace de compromis.

Les exemples sont nombreux et révélateurs. Le Qatar, en tant qu'hôte du bureau politique du Hamas et, en même temps, principal partenaire américain au Moyen-Orient (sur son territoire se trouve la plus grande base militaire américaine), a joué un rôle clé dans les négociations de cessez-le-feu et d'échange d'otages entre le Hamas et Israël.

L'Égypte, en contrôlant le passage de Rafah, a utilisé cette position pour influencer le conflit à Gaza. La Turquie, avec ses liens à Washington, Moscou et parmi les mouvements palestiniens, est devenue un médiateur indispensable dans les négociations sur le grain et la sécurité. L'Arabie saoudite et Oman ont contribué à arrêter les attaques des Houthis en mer Rouge, promouvant les intérêts de la stabilité régionale.

Le Pakistan possède une combinaison unique d'avantages : des liens stratégiques avec la Chine et l'Arabie saoudite, des liens historiques et religieux avec l'Iran, et – après le conflit de mai 2025 avec l'Inde, qui s'est terminé avec la médiation de Trump – des relations rétablies avec les États-Unis. Cette géométrie lui a permis d'intervenir là où d'autres n'auraient pas pu ou osé le faire.

Pour Washington, il est devenu évident : dans le nouvel ordre mondial, on ne peut pas compter uniquement sur les alliés traditionnels. Les États-Unis ont été obligés de reconnaître que des États qui ne rentrent pas dans les catégories habituelles d'amis ou d'ennemis peuvent être plus utiles que des alliances basées sur des blocs. Le portefeuille de relations avec de tels médiateurs devient non pas un luxe de la diplomatie, mais une nécessité de survie.

Cela pose un nouveau défi à la politique américaine : comment maintenir la flexibilité dans la coopération avec des États qui ne partagent pas les valeurs occidentales, mais qui résolvent des crises réelles ? La réponse semble être que Washington n'a pas le choix. Dans les années à venir, des aventures militaires coûteuses pourraient s'avérer un luxe que les États-Unis ne pourront tout simplement pas se permettre. La capacité à trouver des compromis par l'intermédiaire de médiateurs n'est pas une alternative à la force, mais son complément, conçu pour une ère d'instabilité, où les conflits s'enchaînent et où la paix exige de nouveaux architectes.

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Sources

  • Pakistan Won the War Against Iran

  • Мунир, Асим — Википедия

  • Генерал, остановивший апокалипсис на Ближнем Востоке

  • Последнее американское предупреждение - Коммерсантъ

  • Trump's Iran ultimatum: When does it expire

  • СМИ: Венс летит в Пакистан. Иран согласился на переговоры

  • Вице-президент США вылетит в Исламабад на переговоры

  • Генерал Мунир стал вторым фельдмаршалом в истории Пакистана

  • Генерал Асим Мунир: фактический правитель Пакистана

  • Шариф, Шахбаз — Википедия

  • Премьер-министр Пакистана Шахбаза Шарифа

  • Аракчи, Аббас — Википедия

  • Глава МИД Ирана Аббас Аракчи. Досье

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