Le voile se déchire sous la tension — voici les vibrations du mois. Là où c'est fragile, désormais cela se déchire : l'essence des événements se dénude, les illusions s'effondrent et les masques tombent de ceux qui s'y cachaient.
L'essentiel ici, c'est que l'énergie intérieure qui vient du cœur (ou des cœurs) des gens prend une telle force que les illusions extérieures ne peuvent plus la contenir. On peut comparer cela à la façon dont vous braquez une lampe puissante vers le miroir devant lequel vous vous tenez, et la lumière de la lampe vous frappe en plein visage. Cette lumière aveugle jusqu'à la douleur. Impossible de la chasser d'un revers de main, et vous finissez par comprendre : sa source, c'est vous-même.
Mais il existe aussi l'extrême inverse. Certains, aveuglés par leur propre lampe, fermeront simplement les yeux et refuseront de continuer à regarder ce qui se passe. Et ces « yeux fermés » se transformeront soit en un aveuglement total, avec perte de tout repère, soit en un renoncement à la vie elle-même.
C'est pourquoi novembre porte en lui deux pôles extrêmes d'événements. Ce qui ne parviendra pas à aboutir en novembre s'effondrera simplement à la fin de l'année, barrant les chemins antérieurs.
Les deux variantes des événements signifient l'achèvement de phases critiques. C'est-à-dire quelque chose comme l'effondrement d'un vieux mécanisme que l'on a longtemps rapiécé et redressé. Mais il atteint désormais la limite de ses ressources.
Pour les personnes à l'orientation positive, c'est le temps des réponses à bien des questions. Et il ne s'agit pas simplement ici d'un ensemble de données ni d'une nouvelle accumulation d'informations, mais d'un déplacement qualitatif de tout un paradigme. Ce qui était auparavant considéré comme plat, selon le principe « ou un cercle, ou un ovale », se révélera une figure volumineuse et multidimensionnelle.
Le savoir viendra par la prise de conscience directe de l'essence de la vie. Ce mois transformera les gens si profondément que, jetant un regard en arrière sur eux-mêmes au début de l'année, chacun se paraîtra à soi-même un enfant naïf.
Et là encore, il reste toujours la variante « et si je ne veux pas de prise de conscience », qui aura en novembre sa spécificité : les gens adoptant cette approche n'entreront pas dans un nouveau cycle de répétition circulaire. De tels cycles n'existent plus, la planète ne les soutient pas. Au lieu du scénario habituel, la personne tombera dans une série d'événements nouveaux, mais sur les anciennes énergies. Et cela signifie un chaos total et des errances sans fin à l'intérieur de celui-ci.
Quoi qu'il en soit, novembre provoque la rupture de tous les scénarios stables. Mais ce ne sont pas des processus de destruction de la stabilité, ce sont des processus d'achèvement forcé de ce qui est depuis longtemps déjà instable, mais était dissimulé sous des feuilles de figuier. C'est-à-dire l'achèvement de l'auto-illusion dans toutes les directions.
La singularité de ce temps pour l'humanité réside en ce que l'illusion se détruit parce que son énergie s'est épuisée. Pour y rester, il faudrait se déplacer vers un autre monde, avec d'autres algorithmes d'événements.
Dans cet « autre monde », les gens apprendront soudain que la Terre se trouve à un autre endroit du cosmos que ce que l'on supposait auparavant. En réalité, ils devront littéralement se déplacer vers une autre zone de la Galaxie, où n'existent pas les énergies qui ont engendré l'actuelle montée de la conscience. Car la position actuelle de la planète crée déjà en elle-même une montée des fréquences.
À proprement parler, ce sera très probablement une autre Galaxie dans un autre Univers. La science de cette Terre-là remarquera la « substitution » dans le fait que nombre de lois physiques subiront une recalibration. En termes simples, les lois de la physique seront par endroits différentes, mais on le percevra comme de nouvelles découvertes, et non comme un changement de réalité.
Au ressenti, novembre rappelle une pente de montagne abrupte : vous avez beau vous efforcer de tenir bon, la pente elle-même vous tire inexorablement vers le bas.
Et maintenant, imaginez une planche sur laquelle se tiennent divers objets. Vous soulevez lentement un bord de la planche et atteignez le moment où l'une des figures ne supporte plus l'inclinaison et bascule vers le bas, en renversant au passage d'autres sur son chemin. C'est précisément à ce degré d'inclinaison que nous nous sommes rapprochés.
Ainsi donc, il devient énergétiquement impossible de dissimuler la « gravité » de l'expansion de la conscience. L'inclinaison atteint un point critique, changeant la perception de toute l'humanité. En quoi cela se transformera-t-il — chute ou accélération ? À cette question, chacun doit répondre lui-même.


