Le Royaume-Uni a retiré de ses recommandations de voyage en Italie la mention spéciale relative à l'activité volcanique de l'Etna — une mesure qui, à première vue, semble technique, mais qui rend en réalité à la Sicile son statut de destination ordinaire, et non de destination « à risque particulier ».
Le changement a eu lieu le 2 octobre 2026 : dans la rubrique « Avertissements et assurance » du site officiel du FCDO, la phrase sur le niveau d'alerte élevé à l'Etna et les perturbations possibles à l'aéroport de Catane a disparu. Auparavant, fin septembre, une éruption et des rejets de cendres avaient entraîné l'annulation et la déviation de vols, et les autorités italiennes avaient relevé le niveau de danger. Désormais, ces détails ont été retirés, bien que les avertissements généraux sur les risques naturels — séismes, incendies et volcans — subsistent.
Pour les voyageurs britanniques, cela signifie que l'on peut planifier un séjour en Sicile sans filtre « volcanique » supplémentaire dans les recommandations. Le flux touristique vers la région est du reste déjà soutenu : l'Etna est depuis longtemps non seulement une menace, mais aussi la principale attraction, qui séduit les alpinistes, les photographes et les amateurs de vin des vignobles situés à ses pieds.
La levée de cet avertissement précis ne change pas le fait : le volcan reste actif et son comportement imprévisible. Les habitants et les opérateurs locaux sont déjà habitués à vivre selon le principe « préparez-vous au pire, mais n'annulez pas vos projets ». L'aéroport de Catane reprend rapidement son activité après les perturbations, et les excursions vers les cratères se poursuivent en tenant compte des données de surveillance actuelles.
Au sens large, la décision du FCDO montre comment évolue l'approche des risques à une époque où les phénomènes naturels influencent de plus en plus les itinéraires. Au lieu d'interdictions ponctuelles ou d'avertissements renforcés, les autorités préfèrent ramener la situation à un niveau de base, en laissant au voyageur le soin d'évaluer lui-même les nouvelles et de suivre les consignes des services locaux.
Ainsi, la Sicile se présente de nouveau aux touristes britanniques non pas comme une zone d'instabilité temporaire, mais comme une destination méditerranéenne à part entière, avec un volcan vivant pour voisin permanent, mais maîtrisé.



