La Cour suprême des États-Unis a autorisé temporairement, ce vendredi 21 août 2026, le président Donald Trump à poursuivre la construction d'une vaste salle de bal à la Maison-Blanche. La décision du juge en chef John Roberts a suspendu l'ordonnance des juridictions inférieures qui exigeait l'arrêt des travaux dès minuit.
Cette ordonnance ne porte pas sur la légalité du projet en soi. Deux tribunaux précédents avaient déjà conclu que Trump agissait sans l'approbation du Congrès. Les juges se sont plutôt accordé un délai supplémentaire pour examiner la demande de l'administration visant à suspendre indéfiniment les décisions défavorables.
La construction progresse à un rythme soutenu. Selon les données présentées à la cour, une équipe de 250 personnes travaille sur le chantier, à raison de 20 heures par jour, sept jours sur sept. Le complexe est déjà achevé à 65 pour cent.
Trump a qualifié le futur édifice de « plus grand complexe militaire et salle de bal au monde ». Sur les réseaux sociaux, il a écrit qu'il était reconnaissant de la décision de la cour et que « le souhait des présidents depuis 150 ans et des militaires depuis 100 ans sera bientôt exaucé ».
Le projet a donné lieu à une plainte du National Trust for Historic Preservation. L'organisation a obtenu devant un tribunal fédéral l'interdiction des travaux sans l'autorisation du Congrès. Début août, la cour d'appel du district de Columbia a confirmé cette décision par 2:1 voix contre une et a exigé l'arrêt du chantier à compter du 21 août.
L'administration insiste : la salle de bal est nécessaire pour des raisons de sécurité nationale suite aux tentatives d'assassinat contre le président. Les avocats de la Maison-Blanche soutiennent que le président n'est pas un locataire, mais le chef de la branche exécutive, et que le Congrès lui a déjà donné les pouvoirs nécessaires pour la rénovation et la protection de la résidence.
Le fonds de préservation souligne, pour sa part, que l'interdiction ne concerne que la salle de bal, et non le bunker situé en dessous. Selon eux, l'administration tente de « contourner le contrôle judiciaire » en accélérant des travaux qu'il sera ensuite impossible d'annuler.
Le coût du projet augmente : on parlait initialement de 200 millions de dollars, puis de 300, et en août, Trump a annoncé que près de 400 millions avaient déjà été dépensés. D'autres sources estiment les dépenses totales pour la restructuration du complexe de la Maison-Blanche à 900 millions.
