La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a laissé de manière inattendue le taux officiel de trésorerie (OCR) inchangé à 2,75%. La décision a été prise par un vote partagé de 4 contre 3.
La gouverneure Anna Breman s'est jointe à trois membres externes du comité pour défendre le maintien du taux. Trois hauts responsables de la RBNZ ont voté en faveur d'une hausse.
Les marchés et les économistes s'attendaient majoritairement à une hausse de 25 points de base. La décision a été une surprise et a affaibli le dollar néo-zélandais de près d'un cent face au dollar américain, jusqu'à un niveau légèrement inférieur à 56 cents.
Dans son communiqué, la banque indique que l'inflation annuelle devrait atteindre 4,4% au cours du trimestre de décembre, principalement en raison des prix des carburants. Les membres du comité ont toutefois évalué différemment le poids des risques et le calendrier d'une éventuelle réaction de la politique monétaire.
Le comité a reconnu des signes de reprise de l'économie, mais a souligné l'incertitude des perspectives. La situation mondiale apparaît de plus en plus fragile, tandis que la demande intérieure reste contenue.
La banque a laissé la porte ouverte à un durcissement de la politique à l'avenir. La prochaine décision est attendue en décembre, et de nombreux analystes considèrent désormais une hausse ce mois-ci comme la plus probable.
La porte-parole du Parti national, Nicola Willis, a associé le faible niveau du taux à la discipline financière du gouvernement sortant. Les économistes ont noté que le ton du communiqué était plus conciliant que prévu, mettant l'accent sur les risques pesant sur la reprise.
Quel sera l'effet de cette pause sur l'évolution future de l'inflation et de la reprise ?


