« Dark Matter » (Matière noire) est un thriller de science-fiction de la plateforme Apple TV+, dont la première a eu lieu en mai 2024. La série est une adaptation de grande qualité du best-seller éponyme de Blake Crouch. Joel Edgerton et Jennifer Connelly y tiennent les rôles principaux. Jennifer est absolument époustouflante dans ce projet.
Bref résumé de l'intrigue (sans spoilers) :
Le protagoniste, le talentueux physicien Jason Dessen, mène une vie paisible avec sa famille. Mais un jour, il est enlevé et se réveille dans une version alternative de son destin, où sa vie a pris un tout autre chemin. Pour retrouver ses véritables proches, il doit comprendre les lois du multivers et saisir qui a décidé de changer sa réalité, et pourquoi.
« Dark Matter » se révèle bien plus profond qu'il n'y paraît. Les passages entre les mondes y sont dépourvus de chaos aveugle : l'appareil ne lit pas les coordonnées, mais l'essence même de la personne, son état réel. C'est une brillante métaphore du fonctionnement de notre monde réel. Nous ne nous contentons pas d'errer au gré d'événements aléatoires. D'abord naît un focus intérieur, puis l'Univers, comme obéissant à un aimant, attire vers lui les circonstances nécessaires.
« Dark Matter » est la meilleure adaptation de ce dont parle l'auteur. D'abord l'état, ensuite la réalité.
Les héros en panique sombrent en enfer. Les héros en pleine conscience commencent à choisir. Et lorsqu'ils ont tenté de tricher — de faire semblant d'avoir changé sans bouger intérieurement d'un millimètre —, l'univers a répondu avec dureté.
On ne trompe pas les vibrations. Ni dans la série, ni dans la vie.
Pourquoi cela vaut la peine d'être regardé (3 raisons principales) :
- Un équilibre parfait des genres. Ce n'est pas de la science-fiction « aride », mais un thriller dynamique qui joue habilement avec les concepts de la physique quantique et du multivers, maintenant la tension de la première minute jusqu'au final.
- Une idée profonde mais accessible. La série pose des questions philosophiques captivantes sur les choix de vie, les occasions manquées et « la route que nous n'avons pas prise », sans pour autant accabler le spectateur de termes scientifiques complexes.
- Un excellent rythme et un jeu d'acteurs remarquable. La première saison se compose de 9 épisodes densément agencés. L'histoire progresse à vive allure, sans longueurs ni « remplissage ». Joel Edgerton transmet avec conviction les tourments d'un homme qui a perdu ses repères, et Jennifer Connelly apporte au projet la profondeur émotionnelle nécessaire.



