Dans un développement significatif pour la conservation de la faune, un nouveau recensement effectué par le ministère de l'Environnement en Castille-et-León a révélé un minimum de 193 meutes de loups ibériques dans la région, marquant une augmentation de 8 % par rapport au dernier recensement de 2012-2013.
Les données, présentées par des responsables régionaux, mettent en évidence une augmentation particulièrement notable dans les provinces du sud du fleuve Duero, où les populations de loups ont augmenté de 30 %, passant de 27 à 35 meutes. La province de Ségovie, en particulier, reste celle avec le plus grand nombre de loups dans cette région, passant de 10 à 13 meutes.
Des preuves de reproduction ont été enregistrées dans 87 % de ces meutes, une amélioration significative par rapport aux années précédentes. Le recensement indique que le loup ibérique a élargi son territoire dans des zones de Ségovie, d'Ávila et de Madrid à travers la Sierra de Guadarrama, ainsi que dans La Rioja via le Sistema Ibérico.
Les responsables ont souligné que ce recensement est crucial pour comprendre l'état de conservation de l'espèce, qui représente 59 % de la population totale de loups en Espagne. Malgré une légère diminution en pourcentage par rapport à 2013, la population globale reste stable, attribuée à l'établissement de nouvelles meutes dans les régions voisines.
Les efforts pour gérer la population croissante de loups nécessiteront une coordination soigneuse avec les pratiques agricoles locales, car l'expansion dans de nouveaux territoires pourrait entraîner des conflits avec l'élevage. Le recensement vise à informer les futures stratégies de gestion, y compris les changements potentiels dans les protections légales pour l'espèce.
La méthodologie utilisée pour le recensement a impliqué des travaux de terrain extensifs, y compris le suivi et la surveillance par le biais de preuves photographiques, de stations d'écoute et d'observations directes, couvrant plus de 20 800 kilomètres de terrain.
Ce recensement contribue non seulement à la base de données nationale sur les populations de loups, mais vise également à s'aligner sur les directives de conservation européennes, reflétant la relation dynamique entre la conservation de la faune et les pratiques agricoles.