Année 2027 : les tours ornithologiques deviennent une nouvelle tendance du voyage

Édité par : Svitlana Velhush

Dans le delta du Danube, tôt le matin, les jumelles captent une nuée de pélicans glissant lentement au-dessus de l'eau, et derrière soi, il n'y a que le bruissement des roseaux et les voix rares d'autres oiseaux. Une telle image remplace de plus en plus souvent le selfie devant des sites touristiques : selon les tour-opérateurs, l'intérêt pour l'observation des oiseaux croît plus vite que celui pour les itinéraires traditionnels.

Dans son rapport sur les tendances, l'entreprise Voyageurs du Monde qualifie sans détour l'année 2027 d'« année du birdwatching ». Les réservations de circuits spécialisés de juillet à octobre 2026 ont déjà dépassé de 57 % les chiffres du premier semestre. GetYourGuide enregistre une hausse de 65 % des réservations mondiales d'expériences liées aux oiseaux sur huit mois en 2026 par rapport à l'année précédente. Ce qui passait encore récemment pour un passe-temps de niche sort de l'ombre et devient une véritable raison de voyager.

Les raisons sont plus profondes qu'un simple « retour à la nature ». Dans un monde où la vie s'accélère et passe par des écrans, les jumelles et le carnet redonnent le sentiment du temps et de l'espace. Les experts le notent : le slow travel n'est pas ici un simple mot à la mode, mais une réponse naturelle à la lassitude face aux foules et au bruit numérique. La nouvelle génération de voyageurs ne cherche pas seulement une photo, mais aussi l'instant où l'on peut simplement rester debout et attendre qu'apparaisse un oiseau rare.

En Europe, pour une première découverte de ce type de tourisme, le delta du Danube en Roumanie — plus de 300 espèces sur l'une des zones humides les plus importantes du monde — et le nord de la Grèce le long des voies de migration sont parfaits. Au Portugal et aux Açores, ce sont les oiseaux marins qui attirent, en Islande, les immenses colonies de macareux. La Suède, le Royaume-Uni et l'Espagne figurent aussi parmi les sommets européens pour la diversité et l'accessibilité.

La croissance de l'intérêt a aussi des conséquences pratiques : les communautés locales y gagnent de nouvelles sources de revenus, et les aires protégées une attention accrue à la conservation. L'essentiel est de préserver l'équilibre, pour que l'observation ne devienne pas une nouvelle charge de masse sur la nature. Selon toute apparence, l'année 2027 sera un test : à quel point les voyageurs sont-ils prêts à changer leurs habitudes pour un véritable lien avec le monde qui les entoure.

5 Vues

Sources

  • Why 2027 is set to be the year for birdwatching holidays

Commentaires

Lire plus d'articles sur ce sujet :

Avez-vous trouvé une erreur ou une inexactitude ?Nous étudierons vos commentaires dans les plus brefs délais.